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Prêt participatif : Tout savoir sur ce nouvel investissement !

[Mis à jour le 19 janvier 2017]

 

Si le crowdfunding est le terme le plus répandu pour désigner les nouvelles formes de financement issues de l’économie collaborative, il n’en demeure pas moins qu’il recouvre des métiers différents les uns des autres. Parmi eux, le crowdlending connaît un essor fulgurant en France au point de représenter aujourd’hui le plus gros segment du crowdfunding. La plateforme d’investissement immobilier Immovesting vous explique tout sur le phénomène du crowdlending.

 

Le crowdlending : définition

Le crowdlending, prêt participatif en français ou encore lending crowdfunding, suit le même principe que le crowdfunding. En effet, l’emprunteur s’adresse, par le biais d’une plateforme web à une multitude de prêteurs. Ces derniers vont prêter une certaine somme à un projet qu’ils supportent en contrepartie d’intérêts définis à l’avance.

 

Les 2 types de crowdlending

Le Peer-to-Peer (prêt entre particuliers): un particulier va récolter de l’argent auprès de nombreux autres particuliers. Le prêt se fait donc de particulier à particulier. Il s’adresse généralement aux particuliers à la recherche d’un prêt à la consommation à un meilleur taux que dans des établissements traditionnels ou bien parce qu’ils n’arrivent pas à obtenir un prêt à la consommation auprès de banques ou d’établissements de crédit.

Le Peer-to-Business (financement participatif d’entreprise): une organisation ou une PME va récolter de l’argent auprès de nombreux particuliers. Le plus souvent, il s’agit d’entreprises à la recherche de financement qui vont recourir au crédit participatif car elles rencontrent des difficultés à obtenir un crédit traditionnel auprès d’une banque.

 

Un placement attractif pour les investisseurs à condition d’être sélectif

Du point de vue de l’investisseur, l’intérêt du crowdlending est de pouvoir placer son épargne selon ses propres critères : montant, durée, rendement. Ainsi, un investisseur prêt à prendre beaucoup de risques pourra parfois trouver des rendements supérieurs à 10% sur certaines plateformes. Il pourra également choisir d’allouer seulement 100 euros sur ce prêt risqué et en placer 500 sur un prêt à un rendement de 4,5% beaucoup moins risqué.
L’autre avantage indéniable du crowdlending est le fait d’investir dans l’économie réelle, pour des projets qui vous intéressent et participer au financement de l’économie française.
Cependant, ces avantages présentent également des limites, tels que le risque d’insolvabilité qui reste très présent. Malgré les critères de sélection des projets et les mesures prises par les différentes plateformes pour éviter cette situation, le risque est bien réel. Il convient alors de bien étudier les projets auxquels vous souhaitez apporter votre contribution ainsi que de multiplier vos prêts afin de diluer les risques.

 

Une aubaine pour certains emprunteurs

L’essor du crowdlending signifie que les banques et les établissements de crédit ne sont plus les seuls à pouvoir prêter. Et c’est une petite révolution pour les PME et les particuliers à la recherche de financement qui ne rentrent pas dans les critères de sélection des banques.
De plus, les plateformes de crowdlending ont apporté une véritable souplesse à ce marché. Ainsi, la réception des fonds accordés aux porteurs de projet est généralement bien plus rapide que dans les banques.

 

Une activité désormais réglementée 

Le décret relatif au financement participatif entré en vigueur le 1er octobre 2014 a créé un cadre réglementaire pour l’activité de crowdlending en France. Ainsi, les plateformes de financement participatif ont l’obligation d’obtenir l’agrément d’IFP et de l’afficher sur leur site internet.

Initialement, le cadre réglementaire du crowdlending prévoyait un maximum de 1 million d’euros emprunté par entreprise et un montant maximum de 1000 euros investis par prêteur. Depuis le décret d’octobre 2016, le montant maximum prêté par un investisseur est passé à 2000 euros par prêt, sans limite du nombre de prêts. De plus, le législateur a créé un nouvel outil : le « minibon », déclinaison du bon de caisse. Les plateformes souhaitant proposer ce nouvel instrument doivent obtenir un agrément de CIP et peuvent permettre à une entreprise d’emprunter jusqu’à 2,5 millions d’euros.

 

Si cet article vous a plu, vous serez sûrement curieux de lire notre article sur comment choisir entre crowdfunding et SCPI.

 

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